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Militantisme pour un retour vers des modes de vie plus locaux, des réactions de plus en plus vives autour de la sauvegarde de nos terroirs.
Comment peut on parler du privilège de s’accorder des modes de production qualitatifs plutôt que quantitatifs quand on porte un regard sur les enjeux de la sécurité alimentaire mondiale?
Quelle position adopter quand on sait qu’une utilisation trop généreuse du confort énergétique aura des répercutions ravageuses sur la vie de millions de personnes de l’autre côté de la planète?
Quelles visions doit on avoir sur le progrès lorsque s’instaure un débat de société animé autour des OGM et des impacts sur les modes d’agriculture traditionnels et sur notre santé?

Voici quelques questions que se pose la nouvelle génération d’environnementalistes.
Et quelle est donc cette nouvelle génération?
Le corps politique? , le business?, les communicants?, les représentants de la société civile?…
le consommateur?

A l’évidence tout le monde doit se poser ces questions pour adapter son comportement à la fois professionnellement et personnellement parlant.
Le plus intéressant est donc de trouver les moyens et actions pour mettre en place cette émulsion sociale et économique.

Cette réflexion, qui demande un travail beaucoup plus important pour y répondre dans les détails, est influencée par quelques articles que je vous recommande.

Liens d’inspiration:
Green Marketing: Reframing global warming across the political spectrum
Novethic: La nature a des droit
Tom Fishburn: The CSR Fashion Show

Cela m’amène à dire simplement que si les acteurs intégrés ou pas dans ce changement se posaient ensemble les questions fondamentales et participaient à l’élaboration des solutions, les choses avanceraient plus vite. Je conçois que c’est un peu généraliste, mais sans structures et bases solides l’avenir noircirait rapidement!

Bref, l’information est là, l’influence des représentants de la société civile via les ONG est de plus en plus présente et les chiffres parlent.

Avez vous déjà entendu parler de l’expression “développement durable”. (étude Ethicity)
91% réponde OUI.
Le problème reste le pas à faire entre les intentions et l’action; pour passer d’une consommation banale vers la consom’action.

Le business bouge aussi mais le code éthique a toujours du mal à s’adapter dans le long terme. lire articlr suivant … du durable au périssable… de Bertrand Desmier

Sur le plan judiciaire le contexte écologique ouvre de nouvelles perspectives au droit de l’environnement pour la protection de la biodiversité. (les Echos)

L’Internet, espace d’expression extraordinaire offre aussi un boulevard pour susciter les vocations et les  changements de comportement.

La dernière génération doit donc continuer de travailler pour un éveil durable et se diriger vers des nouveaux modes de fonctionnement institutionnalisés par les gouvernances publiques et privées.

pic via Treehugger

Cela fait presqu’un mois que je n’ai pas publié d’article.
Mes activités professionnelles et personnelles nouvelles m’ont malheureusement tenu à l’écart de la blogosphère.

Le soleil, le potager et mon nouveau boulot (…) sont de vrais “dos d’âne” pour maintenir mon mode d’expression intacte.
Il n’empêche que mon retour s’annonce avec la fascinante déferlante green qui prend une place désormais prépondérante dans notre vie quotidienne. C’est un train que j’ai réussi à prendre en marche.
Effectivement, après être rentré de Londres en janvier, je m’attaque aujourd’hui professionnellement à la consommation responsable au sien d’un milieu associatif. Des précisions arriveront bientôt et complèteront plus profondément ma nouvelle démarche professionnelle.

En attendant, mes contributions futures, je vous propose une liste de lecture qui influence et étoffe mes réactions et articles.

Heat “How to stop a planet Burning” de Georges Monbiot

C’est pollué près de chez vous (spécialement l’essai sur l’extraction de sable en Bretagne Sud) de Pascal Canfin et Wilfrid Séjeau

Le développement durable a joui d’une attention particulière ces dernières semaines. Semaine du DD oblige, débats autour des OGM, marée noire dans l’estuaire de la Loire…

C’est dans ce cadre que le salon Produrable a eu lieu le 2 et 3 avril dernier,  au Grand Arche de la Défense à Paris.

Uni Vert n’a pas eu la chance d’être présent sur les lieux pour assister aux nombreuses conférences.
Néanmoins, mon réseau Viadéo m’a permis de prendre contact avec Yves Cappelaire qui était sur le salon et qui nous livre son résumé détaillé, ses impressions et sa participation active à la conférence intitulée : “Marketing et publicité”

Petit point sur notre interlocuteur.
Qui est Yves Cappelaire ?

Plus de quinze années chez Tetra Pak, leader mondial de l’emballage carton, (les fameuses « briques »), dont une dizaine sur les problématiques de communication. Tetra Pak a intégré quasiment dès sa création au début des années cinquante, le respect de l’environnement.
Ces dernières années, la communication de ce qui était devenu entretemps le développement durable, était l’axe principal de communication corporate et commerciale.

La conférence “Marketing et publicité”

Bonjour,

J’ai donc passé ces deux dernières journées sur le salon Produrable, premier du nom, et assisté à 3 ou 4 conférences par jour (d’un niveau assez inégal). Mais, celle qui nous intéresse se déroulait ce jeudi en milieu d’après midi.

Sobrement intitulée “Marketing et publicité” et animée très dynamiquement par Gildas Bonnel, membre de la commission Développement Durable de l’AACC (www.aacc.fr), elle était composée de :

- Christophe Delabre, directeur associé Point 44

- Patrice Joly, Directeur de la communication ADEME

- Anne Courtois, directrice conseil DD Havas Média (visiblement en remplacement d’Alice Audouin initialement annoncée)

- Dominique Candellier, directrice de la communication institutionnelle de l’UDA

- Elizabeth Pastore-Reiss, fondatrice et directrice d’Ethicity

- Stéphane Duponchel, président d’Amezis.

Le constat posé est simple mais implacable : depuis le Grenelle de l’environnement et du durcissement de la règlementation, un rapport du Ministère du DD pointe un faible niveau d’engagement des entreprises de la communication sur le sujet.
Bon point, pas de langue de bois, chacun des intervenants était d’accord sur le sujet.

Pour autant, il a été rappelé que depuis, une charte UDA (www.uda.fr, il faut être abonné), un guide Anaé, des outils mesure des campagnes média ont été mis à disposition, mais, les bonnes pratiques n’ont pas encore été intégrées.

COHÉRENCE. Le mot a été prononcé par tous.

Patrice Joly de l’ADEME rappelait que le Tour de France génère 12 tonnes de déchets (ndlr : seringues non-comprises !), et que nous recevons tous 40 kg de papier dans nos boîtes aux lettres chaque année (ndlr bis : c’est vrai moi-même je reçois des mailing luxueux de Séphora qui continue à m’appeler Madame ! Eh oui, un mauvais CRM est une source de gâchis énorme !).
C’est la production même des agences qui doit intégrer de bonnes pratiques.

Alors, que dire lorsque les messages des annonceurs sont environnementaux ?! On arrive finalement à une situation paradoxale dans laquelle un annonceur diffuserait un message “développement-durablement-correct” mais via des pratiques polluantes ou surconsommantes. Les agences et professionnels de la com doivent donc initier dès aujourd’hui une démarche DD. Ce en quoi ils ont besoin de formation et/ou mise en route (ce qui était le sujet d’une autre conférence plus tôt dans la journée).

De l’autre côté du miroir, il y a les annonceurs et le désormais célèbre greenwashing (je mets 2 ampoules basse consommation à l’accueil de la boîte, et je fais un pub pour dire que grâce à moi, il y a encore plus de manchots empereurs en antarctique !)

Stéphane Duponchel, président d’Amezis (www.amezis.com), rappelle très justement qu’un message diffusé est le fruit d’un travail bi-partite (annonceur + agence). Et que s’il y a greenwashing, il est collectif. Et d’ajouter que l’agence doit servir de garde-fou.

J’ai vivement réagi lors de la session Q/R sur ce dernier point !
De mon point de vue (j’ai une culture annonceur) cette allégation ne tient pas la route pour deux raisons :

- il faudrait que chaque agence développe une culture, que dis-je, un métier expert pour dire : « attention ce que vous dîtes n’est pas exact ». Autant dire que selon que vous promouviez une voiture, une lessive ou un jambon, vous devriez avoir compétence à valider le discours annonceur ! Sans doute très bon pour l’emploi en agence mais irréalisable dans les faits !

- et puis, admettons, que ladite agence joue la mouche du coche… admettons… Si l’annonceur a vraiment envie de dire une chose précise, qui-c’est-qui-va-gagner-la-compète ?…

J’ai donc rappelé que l’urgence ou l’évidence dans le domaine était que les agences avaient un métier (diffuser un message) et qu’elles avaient à « produire » dans une optique DD et que la responsabilité des messages incombait à l’annonceur. Ce en quoi Dominique Candellier de l’UDA a rappelé le contexte légal. Merci Madame.

Et puisque l’on parle de l’UDA, la charte que j’évoquais plus haut a été présenté par Mme Candellier comme un outil simple, en 5 points, issu des bonnes pratiques du secteur (il y en a !) et couvrant toutes les activités de la com : corporate, pub, marketing direct, promo, RP, événement… et conçu pour toutes les entreprises du secteurs.

Rappelons au passage que l’UDA, c’est plus de 300 adhérents à ce jour et que chaque membre signataire s’engage envers cette charte.

Enfin, n’oublions pas le consommateur qui, (dans le meilleur des cas !), est impacté par les messages publicitaires…

Elizabeth Pastore-Reiss a présenté une étude toute récente, disponible sur le site d’Ethicity (http://www.blog-ethicity.net/share/docs/Etude_Ethicity_Aegis_1er_Avril_2008.pdf) qui pointe les écueils possibles et donne de bonnes pistes de réflexion. Je ne synthétiserai pas les 25 pages du document, mais je crois que chaque professionnel de la com’ doit en prendre connaissance dès aujourd’hui ! Je passe sur l’intervention de Point 44, un imprimeur déjà bien impliqué dans de bonnes pratiques de production, mais qui, à mon sens et il m’en excusera j’espère, n’apportait pas grand chose au débat dont la problématique se situe bien plus en amont.

En conclusion, je serais tenté de dire « plus d’excuses ». La prise de conscience est faite, les consommateurs sont demandeurs, les annonceurs déjà bien engagés, ils reste aux professionnels de la com à utiliser les nombreux et très bons outils mis à leur disposition pour engager le processus (au passage, un guide le l’ADEME à consulter également:
http://www.ademe.fr/Entreprises/Management-env/Approche-produit/ecoconception/default.htm#ecocom

et espérer que les urgences, les rush, une certaine culture et le quotidien ne mèneront pas à une procrastination qui serait très dommageable.
Car en matière de DD, car c’est bien d’avenir, de notre avenir, dont il est question.

Un grand Merci à Yves Cappelaire pour cette collaboration très riche et responsable!

J’ai lu récemment une news sur la parution d’un rapport qui expliquait que les bloggers et consommateurs ciblaient sans trop de difficultés les abus colorés “greenwashing”!

D’ailleurs si vous êtes de passage à Turin, il y a une exposition qui s’articule autour de 25 artistes et de la perception de l’écologie et du sens que l’on donne au Greenwashing.


Fondazione Sandretto Re Rebaudengo, Turin, Italy
C’est jusqu’au 18 Mai 2008. Curated by Ilaria Bonacossa and Latitudes (Max Andrews & Mariana Cánepa Luna)

What is at stake in today’s constant bombardment of ecological guilt, corporate agendas and political point-scoring with respect to so-called ‘environmental issues’?
How can we balance personal responsibility with collective consensus, local with global, or short-term remedies with visionary strategies?

 

Programmes, animations, débats, conférences, colloques… il existe une véritable émulsion autour des concepts et des enjeux stratégiques du développement durable. Le support: La semaine du DD bien sûr!

La communication sur l’évènement épouse une courbe exponentielle. L’information pour le citoyen est présente et sans nul doute, répond aux attentes de beaucoup.
Cette semaine tombe au bon moment sachant que l’élan général “going green” que proposait le Grenelle commençait doucement à s’évaporer.
Centrés essentiellement sur les pratiques quotidiennes, les thèmes principaux de cette semaine tournent autour de la production et de la consommation.

“Nos modes de production et de consommation ont une portée directe sur le développement durable : lorsque nous achetons un produit, nous achetons aussi les conditions de travail de ceux qui produisent, les conditions de fabrication, d’évolution et de destruction du produit, et donc leur impact sur la planète et sur l’être humain”.

Qu’en est il des autres acteurs?
Les entreprises par exemple, doivent être aussi informées, sensibilisées et aidées pour appliquer le DD dans leur stratégie business. Les petites et moyennes entreprises doivent comprendre, par exemple que “mettre en œuvre une démarche de développement durable c’est se doter d’un avantage concurrentiel reposant sur la création de valeur par la différenciation et une meilleure maîtrise des coûts en prenant mieux en compte les aspirations de ses parties prenantes”.

C’est extrait d’un article publié sur le blog de Bertrand Desmier “Développement durable et entreprises: nouvelle quête du Graal, ou enjeu stratégique”. Je vous invite à lire cet article qui apporte une bonne information sur le fonctionnement des entrepreneurs, grands ou petits d’ailleurs, face aux défis écologiques d’aujourd’hui et de demain.

A l’évidence le développement durable s’inscrit dans une nouvelle démarche économico sociale pour l’ensemble des tissus économiques. C’est une nouvelle manière de voir les finances, le marketing, la gestion des ressources humaines et autres fonctions de l’entreprise.

Voici aussi un de mes livres de chevet! Autant communiquer ses inspirations pendant cette semaine responsable!!!

Dion M., Wolff D., et al., “Le développement durable. théories et applications au management” ed DUNOD, 2008.

Bonne semaine à tous. N’oubliez pas de prendre le train en marche!

Passer au crible les formes d’expressions dites “responsables” n’est pas forcement chose aisée.
Néanmoins, il est difficile de passer à côté de l’application des principes de l’éco-communication par les modèles de développements touristiques durables.

Le tourisme responsable est pour moi un des vecteurs les plus forts en terme de com’ organique.
Les valeurs de respect, de solidarité, de qualité, de sensibilisation et d’éducation sont au coeur des projets du tourisme durable.

L’engagement dans la préservation environnementale ainsi que dans la sensibilisation du public touristique par et pour les locaux est une démarche à la fois d’avenir mais aussi de rapprochement des peuples qui aujourd’hui souffrent d’incompréhensions grandissantes.

Du côté business, le tourisme responsable et éthique apporte des nouveaux éléments permettant de développer des approches stratégiques intégrant les principes de la responsabilité sociale de l’entreprise.

Et c’est à la recherche d’informations que je me suis mis en relation avec le président de l’association “sentiers pour l’enfance“.

Cette association crée en 2004 a pour buts:
“la valorisation du tourisme responsable sous toutes ses formes (solidaire, durable, équitable, communautaire, écotourisme, etc.), la sensibilisation de tous les publics à l’écoconscience et le soutien de projets d’aide à l’enfance et de solidarité par le biais de :

  • Conférences,
  • Expositions,
  • Tables Rondes,
  • Séminaires,
  • Forums,
  • Interventions en établissement scolaire,
  • Actions à caractère culturel,
  • Actions à caractère solidaire et humanitaire,

et ce, en France et à l’Etranger.

Je vous invite à vous rendre sur le site et sur le blog pour en savoir plus. La démarche est très intéressante. Elle me parait être le reflet de l’opportunité de développement qui s’ouvre aujourd’hui pour les communautés d’accueil et touristiques, en exploitant des valeurs durables, de qualité et de préservation, humainement et naturellement responsables.

un lien en plus:
OMT (organisation mondiale du tourisme)

Après avoir lu un article sur la mise en route d’un magazine on-line dit “green attitude” par la BBC, je me suis penché un peu plus précisément sur la capacité aujourd’hui qu’avait la télévision hertzienne française (celle évidemment avec le plus d’audience) à produire une information dite responsable et durable…

BBC worldwide vous propose de passer au vert grâce à son magazine on-line BBC green.

Le but de ce magazine est de vous indiquer comment passer à la vitesse supérieure pour combattre au jour le jour le réchauffement de la planète. Un engagement que l’on pourrait traduire de cette manière: Un mode de vie durable et responsable à usage « quotidien ».

Cela passe par des propositions de solutions quotidiennes, durables et sans contraintes pour modifier son mode de fonctionnement. Et surtout simplifier les choses pour en finir avec la confusion autour des enjeux écologiques, durables et éthiques.
Une simplicité d’action qui devrait être adoptée par les médias télévisuels français.

La télévision et son sens des responsabilités.

Internet s’est emparé de la communication visuelle et responsable en proposant à la fois une information, une participation “inter-active” et une solution voir une action pédagogique.
La télévision ne propose pas assez d’engagements clairs et précis, particulièrement celle qui bénéficie de la plus grande audience. Effectivement, ce n’est pas seulement la diffusion de vidéos et d’images montrant la planète se consumer à petit feu, qui favorisera un bouleversement des pratiques quotidiennes. Malgré tout, il est évident que la sensibilisation est un préalable à l’action.

Et surement que la publicité pourrait jouer un rôle éthiquement très intéressant en utilisant ce créneau. A quand une publicité avec utilisation inter active et démonstration du ou des produits de la marque pour réaliser son action responsable?

L’implication du média classique télévisuel français devrait donc s’inspirer de ce qui est fait sur Internet pour proposer enfin, de vraies émissions de télé réalité!

Aussi, je vous propose un site qui rentre très bien dans une optique com’ organique et qui fera l’objet très bientôt d’un article sur UniVert. Zemediavert.

 

 

Le 15 février dernier, j’ai publié un article annonçant la première réunion préalable au développement d’un collectif « communication responsable ».

L’initiative vient de l’agence nantaise de communication [Id-pop] présidée par Alexandre Legendre.

top-collectif2.jpg

Je souhaitais suivre cette affaire et pensais que la meilleure façon de retransmettre l’engouement d’UniVert pour cette action était un petit entretien type «boite à question» avec l’initiateur du mouvement.

La Boite à question:

collectif_premiere_reunion-patch.jpgAlexandre Legendre, tu es le directeur d’[Id-pop] et l’instigateur en quelque sorte du mouvement « éco communication » dans l’Ouest , via le lancement du collectif.
Petit point sur ton parcours.

Après avoir obtenu mon diplôme en Ecole de Commerce, je suis parti en Allemagne avec la ferme intention de m’installer dans ce pays dans lequel j’avais, quelques années auparavant, développé ma sensibilité écologique. Malheureusement, la période ainsi que
mon parcours professionnel atypique (avec des expériences en Commerce, Marketing, Communication, Ressources Humaines, Comptabilité, Informatique) n’étaient pas propices à la recherche d’emploi en Allemagne et j’ai dû, au bout d’un an, revenir en France. Là, j’ai trouvé un emploi au sein d’un Groupe spécialisé dans les composants électromécaniques. Très rapidement, je suis devenu Responsable de la Communication/Promotion des quatre entreprises du groupe. Deux ans plus tard, deux des entreprises ont été rachetées. Elles ont souhaité que je continue leur communication. L’occasion de créer mon Agence. Ainsi, en Janvier 2007, l’agence [id-pop] était créée. Dès le début, nous (nous sommes 2 ou 3 selon les jours…) avons travaillé à notre manière. Quelques mois plus tard, je me suis rendu compte que cette façon de travailler et de voir les choses avait un nom : l’Eco-communication ou Communication Responsable…

Après [Id-pop], le collectif.
Quelles sont les valeurs de ce collectif, comment vois-tu son fonctionnement, quels sont les objectifs?

Les valeurs du Collectif se résument dans les termes « respect » et « amélioration constante ». En effet, cette idée prend ses racines dans le respect de l’humain et de l’environnement. Par ailleurs, cette démarche est basée sur le principe de l’amélioration constante. L’amélioration à la fois des membres du collectif par les échanges internes mais aussi des entreprises vers qui nous devons nous tourner dès que possible et promouvoir cette approche.

Le collectif va fonctionner sur deux axes :

- la Communication Responsable

- la Responsabilité des entreprises

Même si la Communication est le sujet central, il ne peut être dissocié d’une vision plus globale. En effet, nous souhaitons permettre à des entreprises de changer d’une manière globale leur approche et leurs process. Elles ne peuvent donc pas se limiter à un changement de Communication, sans risquer de tomber dans le Greenwashing.

Le fonctionnement interne se fait à travers le blog (nous sommes tous très occupé et n’avons pas toujours le temps de nous déplacer) mais aussi par des réunions régulières. Concernant le fonctionnement externe, nous souhaitons mettre en place diverses actions (conférences-débats, Portes ouvertes, etc…).

Les objectifs sont de permettre à des entreprises « traditionnelles » de changer leur fonctionnement mais aussi de mettre en place un certain nombre de règle de bonne pratique au niveau de la Communication.

Une première réunion a eu lieu le 23 février à l’Alter café à Nantes.
Quels en sont les retours? Y a-t-il un engouement avoué de la part des participants pour la communication responsable et citoyenne?

Déjà, j’ai été impressionné par le nombre de personne intéressées par cette démarche. Nous étions plus d’une trentaine malgré l’absence d’un certain nombre de personnes. Cette réunion avait pour but d’initier la création du Collectif qui, a aujourd’hui, n’existe pas encore véritablement (pas de forme juridique, de statuts, etc…). A en juger par les remarques des participants suite à celle-ci, l’engouement est là. Par contre, il ne faut pas laisser retomber l’intérêt. C’est pourquoi nous avons mis en place un blog et que nous allons dans les prochaines semaines organiser des groupes de travail pour avancer sur les différents thèmes.

Une question plus perso’
As-tu une vie personnelle éco-exemplaire ?
Si je répondais oui, je mentirais car, comme je le disais tout à l’heure, je suis un partisan de l’amélioration constante. Dans ma vie de tous les jours, même si un grand nombre d’Eco-gestes sont naturels, je continue à me poser des questions quand à l’impact de mes actes. Et je me rends compte que je suis loin d’être parfait.

Comme je le dis souvent, si je souhaitais véritablement être cohérent et donc exemplaire, j’habiterais une maison autonome construite avec mes petites mains sur un terrain gratuit en ne me nourrissant que de fruits et légumes que la nature m’offrirait. Bref, je sortirais du système. Hors, c’est en étant à l’intérieur du système que l’on peut changer les choses…

Vous pouvez retrouver un package d’info sur le collectif et [Id-pop] via les blogs dédiés:
Le Blog éco-communication
Le blog du collectif
Id-pop, le site

En 2007, travaillant à Londres, J’ai eu l’occasion de parcourir les travées du salon mondial de l’Internet situé au parc d’exposition à Earls court en tant que Webmaster.

J’ai assisté à plusieurs conférences sur les réseaux sociaux Web 2.0, et les dernières nouvelles modalités de partage et d’expression qu’offrait la grande toile.

Une conférence avait attiré mon attention. Centrés sur la relation “développement durable et IT”, les échanges démontraient que les nouvelles technologies ne pouvaient être écartées des problèmes environnementaux. (empreinte écologique et efficacité énergétique).

Quelles sont les avancées palpables aujourd’hui?

climate-savers.jpg

  • L’efficacité énergétique

L’ensemble des grandes entreprises digitales ont accentué leurs efforts “green” autour des modules de consommation d’énergie.
En plus du gain financier et de la limitation des émissions de gaz à effet de serre, les entreprises IT proposent de nouveaux modèles / programmes pour favoriser les initiatives privées et publiques afin de transposer leurs activités vers un développement plus responsable et durable.
L’exemple:
L’organisation Climate Savers a été co développée par des entreprises de haute technologie comme Dell, EDS Google HP Intel Lenovo and Microsoft (et autres) avec les soutiens de Pacific Gas & Electric et WWF dans le but de réduire la consommation d’énergie des ordinateurs de 50% d’ici 2010.

Les entreprises IT veulent changer en terme de responsabilité citoyenne et sociale. Ceci passe aussi par un travail sur le cycle de vie du produit.

  • Les déchets électroniques;  E wastes

Les industries montrent des progrès, mais on est encore loin d’un produit IT vert.

Greenpeace, lors du salon international Cebit à Hanovre en Allemagne, a dévoilé son étude “Searchin for greener electronics” sur 37 produits IT déclarés écologiquement friendly par 14 companies. Les notes données oscillent autour de 5 et - sur un barème allant de 0 à 10.
Les points d’études sont:

  • energy efficiency
  • use of hazardous materials
  • product lifecycle
  • innovation / marketing

« Les fabricants prennent de plus en plus au sérieux les impacts sur l’environnement de leurs produits, mais ils ont encore un long chemin à faire », commente Yannick Vicaire chargé de la campagne Toxiques de Greenpeace. Source ZDnet

L’étude est téléchargeable ici.

product_catalog_home.jpg

Je trouve plutôt intéressant ces engagements vers une prise en compte responsable des impacts sur l’environnement. D’autant plus que l’entreprise IT a une vocation à la base qui est établie sur des échéances “court terme”.
L’autre face “responsable” qui est relevable, est l’engagement avec la société civile, les institutions et la concurrence autour de ce buzz environnemental, ce qui laisse espérer une véritable volonté de faire avancer les choses au sein d’un contexte de collaboration et de co-développement.

Brèves de Comptoir

C’est en discutant de l’éco taxe, mise en place lors de l’acquisition d’un véhicule neuf, autour d’un verre avec des professionnels de l’automobile qu’il m’a été confié que ce bonus/malus écologique n’avait que peu de valeur intrinsèque auprès des portefeuilles bien fournis et autres acheteurs de voitures de luxe.

Une petite mise au point
Les règles pour l’achat d’un véhicule neuf:

  • 200 € pour les véhicules dont les émissions sont comprises entre 161 et 165 g CO2/km
  • 750 € quand les émissions sont comprises entre 166 et 200 g CO2/km
  • 1600 € entre 201 et 250 g CO2/km
  • 2.600 € au-delà de 250 g CO2/km.

(Source Actu environnement)

Prenons l’exemple d’un Porsche cayenne.
porsche_cayenne_turbo-02.jpg
Fiche technique :
Emissions CO2 : 378 g/km / Prix : 122067 €
Taxe écologique de 2600 €

La taxe écologique est en fait utilisée comme « geste commercial » par les vendeurs. Le coût de la taxe est offert.

Conclusion :
Pas de prise de conscience de l’impact environnemental du véhicule par l’acheteur.
L’information n’est pas du tout traitée par le vendeur. En même temps, l’argument écologique de vente n’existe pas! Il serait plutôt négatif en terme d’image!

Le droit de polluer est achetable et individuel, l’impact est collectif et gratuit !*
En espérant voir de plus en plus de voitures de luxe eco-friendly.

 

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